Une fausse urgence nationale fait du Canada une république bananière

John Carpay, La norme occidentale

république bananière est économiquement dépendant d'un seul produit d'exportation (comme les bananes) et gouverné par un dictateur autoritaire corrompu avec le soutien des forces armées. Mis à part les bananes, le terme fait référence à tout gouvernement exploiteur qui fonctionne mal pour ses citoyens tout en profitant de manière disproportionnée à un groupe d'élite ou à un individu corrompu.

L'invocation sans fondement d'une «urgence nationale» du 14 au 23 février a exposé le Canada comme une république bananière, quoique froide avec des ours polaires.

Déclarer une urgence nationale nécessite « une situation urgente et critique » qui « met gravement en danger la vie, la santé ou la sécurité des Canadiens » ou qui « menace sérieusement la capacité du gouvernement du Canada à préserver la souveraineté, la sécurité et l'intégrité territoriale du Canada ». avec une exigence supplémentaire selon laquelle la situation « ne peut être traitée efficacement en vertu d'une autre loi du Canada ». Une « urgence à l'ordre public », c'est ainsi que le premier ministre Justin Trudeau a qualifié cette urgence nationale, doit constituer une « menace à la sécurité du Canada » qui comprend « des actes de violence grave contre des personnes ou des biens dans le but d'atteindre un objectif politique, objectif religieux ou idéologique au Canada.

Lorsque Trudeau a déclaré une urgence nationale dans l'après-midi du 14 février 2022, trois blocus frontaliers différents à Coutts, Emerson et Windsor avaient déjà pris fin. Il ne restait à M. Trudeau qu'un groupe de camionneurs pacifiques à Ottawa, qui pelletaient la neige, nourrissaient les sans-abri, ramassaient les ordures, chantaient l'hymne national, dansaient sur de la musique dans les rues et installaient des châteaux gonflables pour les enfants. Il ne fait aucun doute que les camionneurs ont infligé des désagréments à certains résidents d'Ottawa, mais il n'y a pas eu de «blocus», de «siège» ou d'«occupation» comme le prétend Trudeau. Quant à cette manifestation «illégale», au cours de ses trois premières semaines, la police d'Ottawa n'a accusé ni arrêté un seul camionneur pour quelque crime que ce soit. Les libertés d'expression et de réunion pacifique sont consacrées par la Charte canadienne des droits et libertés et sont la pierre angulaire de notre démocratie.

Dans un affidavit déposé auprès de la Cour fédérale, le résident du Nouveau-Brunswick Edward Cornell déclare que les manifestations à Ottawa étaient «entièrement pacifiques» et «festives et amicales», sans aucune hostilité de la part de qui que ce soit envers qui que ce soit, et avec des personnes de toutes origines, races , et les ethnies présentes. M. Cornell est un adjudant retraité des Forces armées canadiennes âgé de 64 ans. Il a reçu une médaille de la bravoure le 15 juin 1987, en reconnaissance de son héroïsme dans des circonstances dangereuses pendant son service actif à Chypre. Il est l'un des quatre Canadiens représentés par le Centre de justice dans une nouvelle action en justice visant à tenir le gouvernement fédéral responsable de son abus de la Loi sur les urgences.

M. Cornell est l'un des centaines de Canadiens dont les comptes bancaires ont été gelés pour avoir soutenu la manifestation des camionneurs. Dans sa déclaration sous serment, il déclare : « Je n'ai enfreint aucune loi, mais le gouvernement a saisi mes comptes et gelé mon argent durement gagné. Je ne suis pas un criminel. Je ne suis pas un terroriste. Je suis un ancien combattant canadien à la retraite qui a honorablement servi son pays… Je me sens trahi par mon propre gouvernement.

Dans ce qui est censé être une société libre et démocratique qui respecte la primauté du droit, des citoyens canadiens innocents ont soudainement été privés de leur capacité d'acheter de l'épicerie et des médicaments, de payer leur hypothèque et leurs factures de chauffage et de recevoir des chèques de paie sur leurs comptes. Leurs polices d'assurance automobile et d'assurance habitation ont été annulées, ainsi que leurs cartes de crédit et de débit. M. Trudeau a créé un enfer rempli de stress pour ces gens.

Le gel des comptes bancaires est un abus flagrant du pouvoir gouvernemental, utilisé pour punir ceux qui ont soutenu une manifestation pacifique qui appelait au retour de Notre Charte droits et libertés enlevés aux Canadiens par leurs politiciens il y a près de deux ans. Soumettre des manifestants pacifiques à être piétinés par des chevaux de la police et frappés par des matraques de la police est une autre façon de punir la dissidence.

Lorsque les peuples autochtones et les écologistes ont fermé les lignes ferroviaires canadiennes en 2020, empêchant les navires des deux côtes de décharger leur cargaison, privant le Québec du propane dont il avait besoin et provoquant des licenciements partout au Canada, les Loi sur les urgences n'a pas été considéré. De même, lorsque des « manifestants » en 2020 et 2021 se sont livrés sans motif à des crimes d'incendie criminel et de vandalisme, y compris la destruction de monuments historiques, les Loi sur les urgences n'a pas été utilisé. Pourquoi a-t-il été invoqué pour la manifestation pacifique des camionneurs ?

Les républiques bananières ne respectent pas l'état de droit. Leurs dirigeants utilisent le pouvoir de l'État pour punir les opposants, récompenser les amis et poursuivre les programmes corrompus.