Le Canada glisse-t-il dans une forme de fascisme ?

John Carpay, Le post millénaire

Le fascisme se caractérise par le pouvoir dictatorial, la suppression forcée de l'opposition, le fanatisme contre un « autre » diabolisé et une forte réglementation de la société et de l'économie vers un objectif établi par le gouvernement. Le fascisme est hostile au libéralisme classique et à ses libertés individuelles d'expression, de conscience, d'association et de réunion pacifique. Le fascisme crée un clivage entre « nous » et « eux », pour refuser l'égalité aux membres de la « mauvaise » minorité.

Lesquelles des caractéristiques précédentes du fascisme sont présentées par le régime Trudeau actuellement au pouvoir au Canada ?

Considérez la femme autochtone âgée, piétinée par le cheval d'un policier quelques secondes à peine après avoir proclamé et pratiqué la paix. Considérez la déclaration d'une « urgence nationale » utilisée pour infliger des brutalités policières à des manifestants pacifiques non armés au centre-ville d'Ottawa, après que trois blocus frontaliers aient déjà pris fin sans violence. Considérez la diffamation par le premier ministre Trudeau des Canadiens qui ne se font pas vacciner contre le Covid comme des «extrémistes», des «anti-science», des «racistes» et des «misogynes» qui ne devraient pas être tolérés.

Considérez les descriptions répétées de M. Trudeau des camionneurs pacifiques comme étant dangereux, violents, racistes et criminels. Considérez les affirmations du gouvernement lorsqu'il a déclaré une urgence nationale : que des manifestants pacifiques au centre-ville d'Ottawa « ont sérieusement menacé la capacité du gouvernement du Canada de préserver la souveraineté, la sécurité et l'intégrité territoriale du Canada », et que les camionneurs du Freedom Convoy l'ont fait d'une manière qui ne pourraient pas être traités efficacement par les lois fédérales et provinciales existantes. Considérez le gel des comptes bancaires des Canadiens, basé uniquement sur les déclarations creuses des politiciens selon lesquelles ceux qui ont fait des dons à Freedom Convoy soutenaient des activités « criminelles ».

Considérez comment, au cours des 23 derniers mois, le Parlement a été en grande partie remplacé par des décrets ministériels et par des conférences de presse tenues à Rideau Cottage. Considérez comment, depuis mars 2020, des lois ont été imposées aux Canadiens par des médecins non élus et non responsables, plutôt que des lois débattues et votées au Parlement et dans les assemblées législatives provinciales, comme l'exige notre Constitution. Considérez la fixation fanatique sur un seul ennemi, et comment la « santé publique » a été réduite à rien au-delà de « l'évitement de Covid », alors que le gouvernement a déterminé quel devrait être l'objectif du peuple. Considérez comment les Canadiens ont été forcés de se comporter comme si Covid était aussi grave que la grippe espagnole de 1918, même après qu'il soit devenu très clair que cette campagne de peur n'a en fait aucun fondement. Considérez la citoyenneté de seconde classe imposée aux Canadiens qui ne prennent pas les nouveaux vaccins Covid, qui sont licenciés de leur travail, expulsés des universités et privés de leur Notre Charte droit de se déplacer et de voyager librement.

Dans son livre 2018 Comment fonctionne le fascisme : la politique de nous et d'eux, Jason Stanley, professeur à l'université de Yale, dont les parents ont fui l'Allemagne nazie, décrit comment les régimes fascistes normalisent l'intolérable : « Ce que la normalisation fait, c'est transformer l'extraordinaire moralement en ordinaire. Cela nous rend capables de tolérer ce qui était autrefois intolérable en donnant l'impression que c'est ainsi que les choses ont toujours été. Avant mars 2020, lorsque les gouvernements et les médias ont commencé à proclamer que Covid tuerait des dizaines de millions de personnes comme la grippe espagnole de 1918, les Canadiens se seraient opposés à leur Notre Charte droits et libertés violés sans raison.

En 2019, les Canadiens n'auraient jamais imaginé qu'il deviendrait bientôt illégal pour les familles de se rassembler pour le dîner de Noël et pour les enfants et les adultes de participer à des sports ; que les pasteurs canadiens seraient emprisonnés pour avoir dirigé des services religieux normaux et ordinaires ; qu'une minorité de Canadiens seraient diffamés, diabolisés, ostracisés et subiraient une discrimination légale fondée sur un choix personnel de ne pas essayer un traitement médical nouveau et populaire. Mais les campagnes alarmistes quotidiennes à grande échelle menées par les médias financés par le gouvernement pendant 23 mois, combinées aux politiciens promettant la « sécurité », obscurciront même le jugement des personnes raisonnables. Les violations intolérables de notre Notre Charte les droits et libertés ont été normalisés par le fascisme sanitaire au cours des 23 derniers mois de nos « deux semaines pour aplatir la courbe ».

À un niveau superficiel, la politique éveillée de M. Trudeau diffère énormément du racisme et de l'ultranationalisme du dictateur fasciste italien Benito Mussolini. Pourtant, il existe des points communs troublants, comme l'hostilité de M. Trudeau envers les Canadiens qui exercent leurs libertés d'expression, d'association, de conscience, de réunion pacifique et d'autonomie corporelle. Sous le Loi sur les urgences, M. Trudeau exerce un pouvoir dictatorial, réprime par la force l'opposition et continue de créer un fossé entre « nous » (ceux qui ont reçu les vaccins contre le Covid) et « eux » (ceux qui n'ont pas reçu les vaccins contre le Covid), pour refuser l'égalité aux membres de la « mauvaise » minorité.

De peur d'être accusé de partisanerie, j'ajouterais que M. Trudeau n'est pas le seul dans son enthousiasme à violer les libertés de la Charte de se déplacer, de voyager, de s'associer, de se réunir, de vénérer et de contrôler son propre corps. Depuis mars 2020, chaque premier ministre provincial a également violé ces droits et libertés.

Cependant, des centaines de manifestants innocents, pacifiques et courageux ont pris position pour le retour des libertés civiles au Canada. Ils ont subi le plus gros de la brutalité policière d'Ottawa et, ce faisant, ont établi une nette distinction entre la tyrannie de plus en plus violente et agressive de l'élite politique à Ottawa et la dissidence pacifique mais ferme des Canadiens. Les manifestants pacifiques méritent nos remerciements et notre gratitude.