Déclaration sur les procédures du Barreau contre John Carpay

1 juin 2022

Le Centre de justice est une organisation juridique canadienne et un organisme de bienfaisance enregistré au niveau fédéral qui défend les droits et libertés constitutionnels des citoyens en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés. Le Centre de justice représente les clients gratuitement et est non partisan, apolitique, non religieux et complètement indépendant des autres groupes et organisations. Notre défense de la société libre est axée sur les libertés de conscience, de religion, d'expression, d'association et de réunion pacifique, ainsi que sur le droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne. Depuis sa fondation en 2010, le Centre de justice fonctionne sans financement gouvernemental et réalise sa mission grâce aux dons volontaires de milliers de Canadiens d'un océan à l'autre.

En 2021, il a été signalé au Justice Center que des membres clés de la direction du Manitoba enfreignaient les règlements de santé publique. John Carpay, président du Justice Centre, a pris la décision unilatérale d'embaucher un enquêteur pour vérifier si cela était vrai.

La décision de M. Carpay de surveiller les représentants du gouvernement du Manitoba fait suite à un certain nombre de cas très médiatisés où ceux qui ont imposé et appliqué des restrictions de verrouillage ont eux-mêmes été trouvés en train de violer leurs propres règles, de faire la fête sur les toits, d'ignorer les règles concernant les masques faciaux et la distanciation sociale, et jets vers des lieux de vacances exotiques vers des pays sans restrictions Covid. Cet étalage flagrant des normes a eu lieu alors que les Canadiens étaient confrontés à des restrictions sans précédent sur leurs libertés garanties par la Charte de voyager, de se réunir, de s'associer avec d'autres et de pratiquer leur culte. Par exemple, le premier ministre de l'Alberta, Jason Kenney, a violé les restrictions de Covid lorsqu'il dînait au Sky Palace alors que son propre gouvernement arrêtait et emprisonnait des pasteurs pour avoir organisé des services religieux. Depuis mars 2020, les 38 millions de Canadiens ont été à plusieurs reprises sous surveillance en ce qui concerne les restrictions de Covid, certains gouvernements allant jusqu'à mettre en place des lignes de dénonciation formelles. Les Canadiens ont fait face à de lourdes amendes pour avoir passé des vacances avec leur famille et leurs amis, pour s'être réunis paisiblement à l'extérieur ou même pour s'être assis seuls sur un banc de parc. Le but de cette surveillance passive était de tenir les fonctionnaires manitobains responsables du respect des restrictions de Covid.

M. Carpay a inclus le juge en chef Joyal de la Cour du Banc de la Reine du Manitoba dans cette surveillance passive. Cela n'avait pas pour but d'influencer ou d'avoir un impact sur les efforts de contentieux du Centre de justice ou sur toute décision d'un tribunal. M. Carpay avait pris la décision d'inclure le juge en chef de son propre chef, sans en discuter avec le personnel du Centre de justice ou les membres du conseil d'administration, ni avec les clients. M. Carpay a publiquement reconnu avoir commis une grave erreur de jugement.

Le 12 juillet 2021, M. Carpay a présenté ses excuses au juge en chef Glenn Joyal de la Cour du Banc de la Reine du Manitoba pour la décision d'inclure le juge en chef dans l'observation passive d'agents publics menée par un enquêteur privé. Il a déclaré sans équivoque qu'il avait fait une grave erreur de jugement en incluant le juge en chef Joyal avec d'autres représentants du gouvernement dans cette surveillance. Il a admis que cela constituait un manquement à traiter la Cour avec franchise, équité, courtoisie et respect.

M. Carpay a assumé la responsabilité de son erreur de jugement ouvertement, directement, immédiatement et sans réserve. Il a admis son erreur au Barreau du Manitoba. Il a présenté ses excuses à la Cour, à ses collègues du Centre de justice, au conseil d'administration du Centre de justice et dans une lettre écrite au juge en chef Joyal. M. Carpay a également pris un congé de sept semaines de l'organisation pour réfléchir à cette question, tandis que le conseil a pris des mesures pour renforcer la gouvernance et les opérations.

Les partisans, le personnel et les administrateurs du Justice Centre reconnaissent tous que très peu de personnes traversent la vie sans commettre d'erreurs, y compris des erreurs importantes. Comme le disent les vieux proverbes : « L'homme qui ne fait aucune erreur ne fait généralement rien » (Edward Phelps) et « Celui qui ne fait aucune erreur ne fait rien du tout » (Giocomo Casanova).

Il est prévu que le Barreau du Manitoba annoncera une décision dans les semaines ou les mois à venir quant aux sanctions ou pénalités qui seront imposées à M. Carpay. En attendant, le Centre de justice a un travail important à faire et continuera de se battre pour le Notre Charte droits et libertés des Canadiens qui sont gravement menacés par les gouvernements provinciaux et fédéral du Canada. Toute l'équipe du Centre de justice continuera de se concentrer sur la vision que nous avons pour que le Canada soit à nouveau une société libre où les gouvernements respectent la primauté du droit et où les autorités défendent la dignité humaine en respectant les droits et libertés fondamentaux.