La Charte n'a pas arrêté le glissement du Canada vers la tyrannie

John Carpay, Le post millénaire

Le 17 avril 2022 marquera le 40e anniversaire de la Charte canadienne des droits et libertés faire partie de la Constitution du Canada. Le Notre Charte a réduit la souveraineté du Parlement en donnant aux juges beaucoup plus de pouvoir pour invalider des lois comme inconstitutionnelles.

Avant 1982, les tribunaux pouvaient annuler les lois fédérales pour violation de la compétence provinciale et annuler les lois provinciales pour violation de la compétence fédérale. Mais en dehors de l'application d'une répartition appropriée des pouvoirs entre deux niveaux de gouvernement, les décisions de justice invalidant la législation étaient extrêmement rares. Avant 1982, les Canadiens qui n'étaient pas d'accord avec une loi n'avaient essentiellement qu'un seul recours : utiliser le processus démocratique pour modifier ou abroger la loi qu'ils jugeaient mauvaise. Avec le Notre Charte, les Canadiens pourraient, en plus d'utiliser le processus démocratique, tenter leur chance de contester une loi devant les tribunaux, en faisant valoir que la loi viole une ou plusieurs des libertés fondamentales de conscience, de religion, d'expression, d'association et de réunion pacifique, ou d'autres Notre Charte droits et libertés.

Tout cela semble merveilleux, bien sûr. Mais l'article 1 de la Notre Charte s'est avéré à plusieurs reprises être une mouche pourrie dans la pommade de la médecine des libertés civiles. L'article 1 permet aux politiciens de piétiner les Canadiens Notre Charte tant que les avocats du gouvernement peuvent concocter une justification qui convaincra par la suite un tribunal que la violation était « raisonnable » dans une société libre et démocratique. Comme le montre clairement l'indice de liberté judiciaire, certains juges font confiance aux politiciens et admirent beaucoup les gouvernements, tandis que d'autres juges sont plus favorables à la liberté individuelle.

Les Canadiens qui affirment leur Notre Charte les droits devront généralement attendre des années avant qu'un tribunal ne se prononce sur la question de savoir si la violation par le gouvernement est « raisonnable ». Les longues attentes sont causées principalement par le fait que le Canada a trop peu de tribunaux et trop peu de juges. Pendant les années qu'il faut pour plaider une affaire, les gouvernements continuent généralement de violer les droits et libertés des citoyens. Armés d'un accès facile à des milliards de dollars d'impôts, les gouvernements ne sont pas incités à obtenir rapidement des décisions. La pénurie de juges et de salles d'audience permet en outre aux gouvernements de retarder le règlement rapide des Notre Charte réclamations. Justice différée est justice refusée.

Toutes les constitutions prétendent protéger les droits et les libertés des citoyens.

La Constitution de 1977 de l'Union soviétique n'en est qu'un exemple. En tant que paradis des travailleurs, l'Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS) était si merveilleuse que les communistes ont interdit de partir et de s'installer dans un autre pays. L'article 50 garantissait aux citoyens "la liberté d'expression, de la presse et de réunion, de réunions, de défilés de rue et de manifestations". L'article 51 consacre "le droit de s'associer dans des organisations publiques qui favorisent leur activité politique et leur initiative et la satisfaction de leurs divers intérêts".

L'article 52 garantissait « la liberté de conscience, c'est-à-dire le droit de professer ou de ne professer aucune religion, et de pratiquer un culte religieux ou une propagande athée ». L'article 55 garantit l'inviolabilité du domicile : « Nul ne peut, sans motif légitime, pénétrer dans un domicile contre la volonté de ceux qui y résident. L'article 56 exalte "la vie privée des citoyens, ainsi que de leur correspondance, conversations téléphoniques et communications télégraphiques" tandis que l'article 57 déclare que "les citoyens de l'URSS ont le droit d'être protégés par les tribunaux contre les atteintes à leur honneur et leur réputation, leur vie et leur santé". , et la liberté personnelle et la propriété.

Tout cela semble merveilleux, bien sûr. Mais la Constitution soviétique limitait sévèrement les droits des citoyens « conformément aux objectifs de l'édification du communisme » (article 51).

La Constitution expliquait que le citoyen de la société communiste sans classes devait être « façonné ». L'article 39 spécifiait : « La jouissance par les citoyens de leurs droits et libertés ne doit pas se faire au détriment des intérêts de la société ou de l'État », comme l'a déterminé le Parti communiste de l'Union soviétique (article 6).

L'objectif utopique du communisme et l'objectif utopique d'un monde sans Covid : les deux idéologies ont été utilisées pour piétiner les droits de l'homme et les libertés constitutionnelles.

Les politiciens fédéraux et provinciaux du Canada devraient être gênés de célébrer le 40e anniversaire de la Notre Charte le 17 avril. Aucun premier ministre provincial ne s'est réellement excusé pour les violations répétées et flagrantes, depuis mars 2020, des libertés des citoyens de se déplacer, voyager, s'associer, se réunir, adorer et exercer le contrôle de leur propre corps en décidant quels traitements médicaux ils recevra ou ne recevra pas. Au niveau fédéral, la majorité libérale-néo-démocrate du Parlement impose une discrimination non scientifique contre les « misogynes, anti-science, racistes, extrémistes » qui n'ont pas reçu deux injections de Covid, malgré le fait que les Canadiens vaccinés attrapent le virus et propagent le virus.

Notre Notre Charte à 40 ans ne nous a pas empêchés d'évoluer rapidement vers un système tyrannique dans lequel les Canadiens sont les esclaves de l'État. De plus en plus, les Canadiens sont gérés et contrôlés par des politiciens et des bureaucrates d'une manière similaire à la façon dont les animaux de ferme sont gérés et contrôlés par l'agriculteur. En fin de compte, la survie du Canada en tant que société libre qui respecte la dignité de chaque être humain ne dépend pas de la Notre Charte ou sur la façon dont les tribunaux l'interprètent, mais sur la mesure dans laquelle les Canadiens chérissent vraiment nos libertés et sont prêts à souffrir et à se sacrifier pour elles.